Une vingtaine d’espèces de poissons semblent évoluer dans les eaux du canal de l'Ourcq…
Pour ce thème, divers documents ont été compulsés, mais ce sont surtout les informations issues des sociétés de pêche, d’une part, et recueillies en discutant avec les pêcheurs en poste sur les berges, de La Villette à Port-aux-Perches, d’autre part, qui ont permis de dresser un inventaire a priori « complet », même si on ne peut exclure que d’autres espèces existent dans le canal.
Par ailleurs, si certaines espèces sont régulièrement citées dans le cours supérieur de la rivière canalisée, elles peuvent être totalement absentes dans le cours inférieur, et inversement.
Enfin, selon la saison dans l’année, et selon les années, il y a des variations importantes quant à la densité des populations, et à leur répartition géographique.
Il est très difficile d’observer et déterminer une espèce quand elle est dans son milieu et libre de ses mouvements, hormis pour les experts en la matière et/ou les espèces tellement caractérisées qu’on ne peut les confondre.
Idéalement (sauf pour les poissons !) c’est encore en pêchant soi-même ou en discutant avec des pêcheurs en place, leurs prises vivantes en vivier qu’on peut vraiment voir des poissons de près et les identifier.
La plupart des pêcheurs pratiquent désormais le no kill, ce qui signifie qu’ils relâchent leurs prises aussitôt ou les conservent un moment dans un vivier en pleine eau.
Ainsi une vingtaine d’espèces semblent évoluer dans ces eaux qui ne sont pas si constantes qu’il y paraît. La largeur du canal peut en effet varier de 6 à 70 m, sa profondeur de 1 à 4 m.
Ses berges peuvent être des talus terreux, des talus maintenus par des boisages, ou des palplanches en acier, ou encore des enrochements de gros blocs.
Elles peuvent être abruptes ou au contraire très progressives, riches de plantes aquatiques ou semi-aquatiques ou bien « désertes ».
Il existe de longs tronçons très couverts d’arbres et d’autres complètement dégagés en pleins champs, influençant la présence ou non de telle ou telle espèce.
Enfin, en divers endroits, notamment aux déversoirs des dix écluses, les eaux sont très agitées, avec de gros remous et des effets de traîne sur un ou deux hectomètres, ce qui crée des espaces aquatiques vifs et plus oxygénés.
De plus, de nombreux affluents, mineurs ou discrets dans la partie de la rivière canalisée, plus importants ensuite (Grivette, Gergogne, Clignon, Thérouanne, Beuvronne) viennent mêler leur eaux et, avec elles, des poissons, leurs œufs, leurs alevins, de sorte que l’on ne saurait tout contrôler de ce que la nature peut engendrer !
Les promeneurs tempérés, les observateurs tranquilles ne manqueront pas de voir des « départs » nerveux de poissons qui se chauffaient au soleil dans des zones d’eau peu profonde, ou des « traces » filantes des nageoires dorsales à la surface de l’eau, ou encore des sauts vigoureux hors de l’eau… car ce canal est réputé assez poissonneux !
Source : Illustration : © CC Dunbar P.
Poisson qui n’existe ici que du fait de déversements d’empoissonnement. Il ne peut se reproduire.
Source : Illustration : Domaine public