Louis-Dominique GIRARD est né à Pertuis (Vaucluse) le 3 mai 1815 et décédé à Paris le 22 mai 1871.
Dans un brevet déposé en 1857, Louis-Dominique GIRARD expose sa philosophie. Il veut opérer la division du travail et régénérer le moral de l’ouvrier en distribuant la force motrice à domicile. Pour cela il imagine distribuer de l’eau sous une pression de 5 à 6 atmosphères. Une réalisation de ce type verra le jour à Genève.
Ce sont ces idées qui l’amènent à étudier les turbines pour basses ou hautes chutes.
Ses turbines de haute chute gardent le système d’aubage de FONTAINE, mais avec une admission très partielle permettant d’atteindre des vitesses élevées, de l’ordre de 2500 tours par minute. Il parvient ainsi à une puissance de 2 chevaux avec un rotor de 30 cm.
Ses turbines de basse chute, qu’il nomme hélices dans un brevet déposé en 1853, sont des dispositifs à axe horizontal qu’il rendait capables de travailler de manière satisfaisante quelle que soit la variation du niveau d’eau. Vers 1865 il installe une turbine de ce type chez le chocolatier Menier à Noisiel (Seine-et-Marne). Il installe ensuite d’autres machines à Agen (Lot-et-Garonne), Saint-Maur (Val de Marne) et Oran en Algérie, sur le même principe que celle de Villers-les-Rigault (1868).
En 1854, il eut l’idée de construire un chemin de fer glissant sur coussin d’eau, propulsé par l’énergie hydraulique. Ce train utilise le même principe que l’aérotrain de BERTIN ou que le chemin de fer à lévitation magnétique MAGLEV à savoir la suppression du contact entre le véhicule et son appui.
Ce chemin de fer fit l’objet de plusieurs brevets entre 1852 et 1865.
Le train fut exposé par l’un de ses collaborateurs, M. BARRE, après quelques transformations, sur l’esplanade des Invalides lors de l’exposition universelle de 1889. La ligne mesurait 165 m. de longueur.
Louis-Dominique GIRARD est mort après la fin du siège de Paris par l’armée prussienne en 1871 mortellement atteint par une balle, dans des circonstances peu claires, alors qu’il rentrait à Paris par un bateau faisant le service régulier sur la Seine.
Comme il avait toujours réinvesti ses gains dans de nouvelles recherches, sa disparition plongea sa famille dans la misère.
« Louis Dominique GIRARD, l'Ingénieur le plus hardi et le plus novateur de notre époque (Léon FOUCAULT) », in Bulletin AFLO n° 5/6 - février 2010, Au fil de l'Ourcq.
Le chemin de fer glissant à l'esplanade des Invalides (document CNUM/CNAM)
En bas de page - (page consultée le 31 janvier 2025)Le chemin de fer glissant présenté à l'exposition universelle de 1889 (site CNUM/CNAM)
(page consultée le 31 janvier 2025)GIRARD, Robert, « La turbine GIRARD radiale » in site « Roues hydrauliques des forges de Savoie et d'autres contrées... » [en ligne] http://moulinafer.free.fr/Turbine_Girard.html (page consultée le 31 janvier 2025)
LATEB, Alain « Turbines GIRARD à Noisiel dans la chocolaterie MEUNIER » [en ligne]
Turbines GIRARD à Noisiel dans la chocolaterie MEUNIER
(page consultée le 30 mars 2026)BECHMANN, Georges (1848-1927), Salubrité urbaine, distributions d'eau, assainissement 1898-1899. (Description de clapets et pompes Girard, voir en particulier p. 325 et 349) BNF, bibliothèque numérisée Gallica
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k910184/f359.image.r=GIRARD.langFR
(page consultée le 31 janvier 2025)Brown University Library nous a aimablement autorisés à reproduire dans notre bulletin une gravure du chemin de fer glissant de L.-D. Girard :
https://repository.library.brown.edu/studio/item/bdr:87035/ (page consultée le 31 janvier 2025)Théâtre BFM à Genève
Le bâtiment des forces motrices est un exemple réussi de restauration et de réhabilitation d'un lieu industriel. Construit de 1883 à 1892 par l'ingénieur et politicien Théodore TURRETTINI, il abrite des turbines et pompes construites selon le principes de Louis-Dominique GIRARD. (page consultée le 31 janvier 2025)
L'an mil huit cent quinze, le quatre du mois de Mai à quatre heures après midi par devant nous adjoint de Maire officier public de l'état civil de la ville de Pertuis département de Vaucluse, est comparu sieur Thomas Etienne Girard, teinturier âgé de trente trois ans domicilié à Pertuis. Lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né le jour d'hier trois Mai à huit heures du soir de lui déclarant et de Thérèse Suzanne Bernard son épouse et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Dominique Louis, lesquelles déclaration et présentation faites en la présence du sieur François Signoret ménager âgé de cinqunate cinq ans domicilié à Pertuis, et avons fait lecture du présent acte aux père et témoin que nous avons signé avec le père, le témoin [ayant] dit ne le savoir de ce faire requis.
Signé :
illisible Girard